• LinkedIn
  • Twitter
  • Facebook
  • Youtube
 
Canada  
 
 
 
 
 
 

Rendre possible l’exploitation d’énergie éolienne à des températures arctiques de -40 °C

L’émission Découverte diffusée à Radio-Canada présentait récemment un court reportage au sujet de la plus imposante éolienne construite à ce jour dans le Grand Nord québécois. Située à la Mine Raglan du groupe Glencore (autrefois Xstrata Nickel) à Katinniq, l’installation de cette éolienne d’une puissance de 3 mégawatts est entre autres le résultat d’une étude d’impacts environnementaux, sociaux et culturels réalisée par WSP quant aux sources d’énergie renouvelables.

 

L’apport de WSP

Dans le cadre de ce projet, WSP a mené une étude d’impacts complète où des aspects tels que l’environnement, la culture, le bruit  et la dimension visuelle ont été touchés; l’ensemble du tableau a été considéré. WSP a du même coup travaillé en étroit partenariat avec les communautés locales, mettant ainsi à profit leur savoir traditionnel. Il était en effet essentiel de mesurer l’impact concret d’un tel projet sur leurs habitudes de vie. Avec à bord Kateri Normandeau à la direction du projet et Guy Jérémie à la direction technique, l’équipe rassemblait également Maude Beaumier, Guy Préfontaine, Véronique Armstrong, Patrice Choquette, Edith Normandeau, Martin Pilon, Pierre Cordeau et Louise Talon.

D’autre part, l’équipe d’évaluation de la ressource éolienne, dirigée par Jean-Marie Heurtebize, a effectué des modélisations de vent sur l’ensemble du territoire exploité par Glencore, incluant Baie Déception de 2008 à 2011. WSP a aussi assuré une fonction-conseil en vue de permettre l’implantation de tours de mesures de vent. Celles-ci ont servi à la collecte des données nécessaires pour effectuer une analyse plus rigoureuse du projet. L’implication de WSP a permis à Glencore d’amorcer le projet en identifiant les zones de vent ainsi que les sites potentiels et propices à l’implantation d’éoliennes. Une estimation de l’énergie annuelle pouvant être produite sur ces différents sites a aussi été effectuée.  Finalement, dans un autre ordre d’idées, la présence du faucon pèlerin a également été étudiée, ce dernier étant susceptible d’être affecté par les pales et les vortex générés par l’éolienne.


La pertinence de choisir l’énergie éolienne

Le client, Tugliq Énergie, et la mine se sont tournés vers l’éolienne, en optant pour un modèle doté de pales chauffantes adapté au climat arctique, capable d’affronter des blizzards de plus de 120 km/h et de produire de l’énergie jusqu’à une température de - 40°C. L’idée sous-tendant ce changement de cap était de trouver une solution alternative à la consommation excessive de diesel pour ainsi réduire les émissions de gaz à effet de serre produit à la mine. Et l’objectif aura somme toute été atteint : 1 million de litres de diesel de moins auront été consommés en 7 mois et une réduction de plus de 2 600 tonnes de gaz à effet de serre aura été observée.