• LinkedIn
  • Twitter
  • Facebook
  • Youtube
 
Canada  
 
 
 
 
 

Ingénieurs sans frontières

 
 

WSP est très enthousiaste à l’idée de collaborer pour la deuxième année avec Ingénieurs Sans Frontières (ISF). Rencontrez Janelle de Vries, chargée du bureau de proposition géomatique, a travaillé pour le groupe de géomatique de Calgary en Alberta. Fin septembre 2016, Janelle embarquera pour une aventure qui la conduira à Toronto (pour la formation ISF), puis en Zambie pour son stage jusqu’à mars 2017. Nous sommes heureux de vous annoncer qu’il y a plusieurs moyens permettent de se tenir au courant de l’aventure de notre employé Ingénieurs Sans Frontières cette année! Vous pouvez suivre Janelle sur les médias sociaux (Instagram et Facebook) et son blogue (écrits et vidéos) à l’adresse Janelleinzambia.ca.

 
 

Brian découvre la vie et le travail en Zambie rurale

novembre 25, 2015
 

Peu après m’être établi dans ma vie à Lusaka et dans mon rôle chez Rent to Own, on m’a offert une occasion unique de passer quelques jours dans un village agricole en Zambie rurale. L’objectif était de faire l’expérience de la vie rurale, de mieux comprendre les opérations de Rent to Own sur le terrain et de constater par moi-même l’impact de l’organisation sur ses clients. J’ai sauté sur l’occasion, et j’ai passé quelques jours dans un lieu du nom de Nyimba, dans la Province orientale de la Zambie. J’aimerais partager avec vous certaines des principales choses que j’ai apprises de cette expérience.

 


Un village en Zambie rurale

La vie en Zambie rurale

La vie en Zambie rurale est une expérience complètement différente de celle de Lusaka. Ici, j’ai entendu très peu d’anglais, et de nombreuses personnes ne savaient même pas dire « hello ». Les repas étaient souvent constitués de bouillie de maïs pour déjeuner, puis de nshima (également à base de maïs) pour le dîner et le souper. Les routes étaient pour la plupart en terre ou en gravier, et dans certains cas il n’était pas facile de dire si une « route » en particulier était prévue pour les véhicules motorisés ou s’il s’agissait seulement d’une voie piétonnière. Le mode de vie y est indéniablement plus simple. Les gens travaillent dur, mais tout le monde est décontracté et personne ne semble pressé.


Nshima avec deux sortes de condiments – un plat qui se mange mieux avec les mains. C’est plutôt savoureux, mais ce n’est pas quelque chose que je pourrais manger deux fois par jour pour le restant de ma vie.

Esther, ma « mère d’accueil » dans le village, est une personne extraordinaire qui m’a fait voir autrement ce que c’était de travailler dur. Elle cultive le maïs et les arachides et s’occupe aussi de son bétail, notamment des vaches, des cochons et des poulets. Elle est également mère et grand-mère, et s’occupe de trois enfants, plus ou moins à elle seule. Pour couronner le tout, elle est aussi gestionnaire immobilière et loue des lopins de sa terre à d’autres fermiers.

Lorsqu’elle n’est pas prise par tout ce travail, elle s’implique dans divers groupes communautaires et religieux. J’ai eu le privilège d’assister à une réunion de l’un de ces groupes, où les femmes des villages agricoles avoisinants s’étaient réunies pour mettre en commun le peu d’argent qu’elles avaient afin d’acheter une charrette à bœufs pour une femme de la communauté qui en avait grandement besoin. Les bénéficiaires des dons changent tous les mois, de sorte que différentes personnes dans le besoin peuvent en profiter à différents moments. Il était assez inspirant de constater par moi-même l’éthique de travail d’Esther et de voir comment des gens comme elle s’engagent corps et âme dans leur communauté.

L’environnement commercial en Zambie rurale


Le bureau de Rent to Own à Nyimba

J’ai eu le plaisir de rencontrer Moses, qui est agent du bureau local de Rent to Own à Nyimba, et j’ai passé deux jours à parcourir la région à l’arrière de sa motocyclette pour visiter des clients. Les clients auxquels nous avons rendu visite étaient pour la plupart soit des fermiers, soit des commerçants.

La principale leçon que j’ai apprise concerne la manière dont une relation peut se traduire en réussite commerciale. En travaillant avec des clients dans le cadre de mon emploi chez WSP, j’avais déjà eu l’occasion d’apprécier la valeur de la relation client-consultant, mais celle-ci semble amplifiée par de nombreux facteurs en Zambie rurale. Tout d’abord, en voyageant avec Moses, j’ai été ébahi de voir qu’il semblait connaître presque tout le monde dans la communauté. Le premier fermier auquel nous avons rendu visite était si heureux de voir Moses et de me rencontrer, et il était si reconnaissant du fait que Rent to Own lui avait donné l’occasion d’acquérir une pompe à eau, qu’il a offert à Moses un grand panier rempli de ses produits. Le second client auquel nous avons rendu visite était un commerçant qui a laissé en plan tous les clients qui attendaient en file pour payer lorsqu’il nous a vus passer la porte : il avait hâte de bavarder avec nous. Les expériences du même genre se sont succédé au cours de ces deux journées. Les relations interpersonnelles sont manifestement plus importantes là-bas que les occasions de gagner un peu d’argent, et elles sont aussi le principal moteur d’une bonne relation d’affaires.


Moses et un client avec une pompe à eau achetée chez Rent to Own

L’autre grande leçon que j’ai apprise est qu’il faut savoir faire preuve de flexibilité pour faire des affaires en Zambie rurale. Le modèle commercial de Rent to Own consiste à louer de l’équipement avec option d’achat aux entrepreneurs ruraux, tout en gardant l’équipement comme garantie au cas où le client négligerait de faire ses paiements. Une fois, nous avons rendu visite à un client qui avait acheté un réfrigérateur pour son petit bar. La baisse importante du cours du kwacha (la devise de la Zambie) combinée à l’augmentation de la concurrence avait fait en sorte qu’il avait pris du retard dans ses paiements. Selon les règles établies, Moses aurait dû reprendre possession de son équipement sur-le-champ, mais là-bas, il est important de faire preuve de flexibilité et de compassion. Il va sans dire que ces attitudes sont importantes d’un point de vue humain, mais il s’agit également d’une décision commerciale sensée pour veiller à ce que Rent to Own conserve un impact social positif et que le bouche-à-oreille à propos de l’entreprise ne soit pas négatif. Le client aussi doit faire preuve de flexibilité. Le propriétaire de bar a dû accepter de faire un paiement partiel le lendemain au lieu d’attendre de pouvoir payer le plein montant.

J’ai été épaté de voir que l’amitié, la camaraderie et la bonne humeur entre Moses et le propriétaire du bar n’avaient pas semblé faiblir d’un iota malgré le sujet de conversation plutôt délicat. Les relations sont vraiment plus importantes que tout le reste.

Avez-vous des histoires à raconter ou des conseils à partager sur la construction de relations solides avec les clients dans les pays en développement? Je serais ravi de les entendre!

Connectez-vous avec Brian Putre sur Linkedin

 

Contact:

Unknown Unknown
Unknown Unknown Unknown