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Ingénieurs sans frontières

 
 

WSP est très enthousiaste à l’idée de collaborer pour la deuxième année avec Ingénieurs Sans Frontières (ISF). Rencontrez Janelle de Vries, chargée du bureau de proposition géomatique, a travaillé pour le groupe de géomatique de Calgary en Alberta. Fin septembre 2016, Janelle embarquera pour une aventure qui la conduira à Toronto (pour la formation ISF), puis en Zambie pour son stage jusqu’à mars 2017. Nous sommes heureux de vous annoncer qu’il y a plusieurs moyens permettent de se tenir au courant de l’aventure de notre employé Ingénieurs Sans Frontières cette année! Vous pouvez suivre Janelle sur les médias sociaux (Instagram et Facebook) et son blogue (écrits et vidéos) à l’adresse Janelleinzambia.ca.

 
 

Cinq grandes leçons de mon expérience de vie et de travail en Zambie

mai 17, 2016
 

Merci à tous ceux qui m’ont soutenu avant, pendant et après mon séjour à l’étranger, ainsi qu’à ceux qui ont lu mon blogue! Depuis mon retour au Canada, il y a un mois, j’ai eu le temps de réfléchir sur mon expérience. Il m’a semblé opportun de consacrer mon dernier billet à un récapitulatif des leçons que j’ai pu en tirer. J’aurais énormément de choses à partager avec vous; toutefois, dans un souci de concision, j’ai choisi les cinq aspects les plus importants.

 

No 5 : Le temps est une question de point de vue.

Au Canada, nos vies ont tendance à être planifiées. Notre emploi du temps peut être rempli de conférences téléphoniques et autres réunions, ce qui confère à chaque journée une atmosphère empreinte d’ordre, de rapidité et de prévisibilité. En Zambie, les réunions sont souvent organisées par une personne demandant à une autre : « Hé, as-tu une minute? » Les journées peuvent souvent prendre une tournure assez inattendue, ce qui fait de la faculté d’adaptation une compétence essentielle. En dehors du travail, le temps est également perçu de façon plus décontractée. En Zambie, mettre fin à un dîner agréable simplement parce vous avez d’autres projets n’a aucun sens. Il s’agit plutôt de se montrer flexible et spontané, et d’apprécier chaque instant pour ce qu’il est.


Un phénomène aussi simple que la pluie peut conduire les vendeurs d’un marché à fermer boutique à l’improviste.

 

No 4 : Peu de temps est nécessaire pour obtenir des résultats.

Je suis arrivé en Zambie enthousiasmé par l’expérience que j’allais vivre et impatient de relever de nouveaux défis. Toutefois, j’étais sceptique quant à l’importance des résultats que je pourrais réellement obtenir en quelques mois seulement. J’ai quitté la Zambie avec le sentiment d’avoir joué un rôle important pour assurer le bon positionnement de Rent to Own lors de sa prochaine phase de croissance et pour rendre les décisions opérationnelles plus transparentes. Selon moi, une planification efficace et une attitude adaptée sont les deux éléments déterminants pour apporter des changements durables en un temps restreint. Une planification efficace est nécessaire pour vous assurer que vos objectifs sont réalisables et que vous n’allez pas passer les quelques mois dont vous disposez à ne contribuer que modérément à un projet qui ne sera réellement achevé qu’au bout d’un an, ou plus. Il est également important d’avoir une attitude positive. C’est-à-dire, faire preuve d’humilité, de sortir des sentiers battus, de travailler dur et de donner le meilleur de vous-même.

 

No 3 : Une implication incontournable à l’échelle locale.

Pour réaliser un changement systémique dans un contexte de développement international, il est essentiel d’impliquer la population locale. En tant qu’occidentaux, nous pouvons mettre à profit des compétences et attitudes adéquates, mais nos efforts pourraient se révéler vains si notre travail n’est pas accepté et soutenu par la population locale. Personne ne comprend les collectivités et les défis à relever mieux que la population locale. C’est pour cela que les habitants de la région sont souvent les défenseurs les plus convaincants des initiatives de développement international. Ils ont également une meilleure compréhension de la façon de faire dans leurs collectivités. Par exemple, il est possible qu’un occidental ne réalise pas le fait qu’en Zambie, l’amabilité et les relations sont souvent mises de l’avant aux  références et au professionnalisme. Pour conclure, plus la population locale participe à une initiative donnée, plus des emplois pourront être créés et plus les taux de chômage seront faibles.

 

No 2 : Nous n’avons vraiment pas « besoin » de beaucoup de choses.

La vie en Zambie m’a vraiment aidé à mettre en perspective la juxtaposition des besoins et des désirs. L’électricité est un exemple typique d’une chose que l’on tient souvent pour acquise au Canada, mais qui, en réalité, constitue davantage un « désir » qu’un « besoin ». Les Zambiens doivent souvent faire face à des pannes d’électricité ou vivent entièrement sans électricité, et ils font partie des personnes les plus heureuses que j’ai eu la chance de rencontrer. Il en va de même pour des objets dont la présence dans les foyers canadiens constitue presque une évidence, tels que les télévisions, les micro-ondes et des toilettes adaptées, alors que ce n’est pas le cas en Zambie. Pour bon nombre de Zambiens, les seuls véritables « besoins » sont les suivants : manger, disposer d’un lieu où dormir et être proche de sa famille. Tout le reste représente un plus. Pour illustrer cela dans le monde commercial, des éléments comme des données complètes et précises sur le secteur sont souvent exigés au Canada, afin de nous aider à définir des points de référence et à prendre de bonnes décisions. Mais, en réalité, nous n’avons pas « besoin » de ces données. En Afrique subsaharienne, ces données n’existent pas, ce qui n’empêche pas les entrepreneurs d’élaborer des stratégies et de créer des entreprises prospères.


En Afrique subsaharienne, les logements généralement très simples.

 

No 1 : Nous sommes tous pareils.

Des personnes différentes peuvent avoir des valeurs et des croyances distinctes. Cependant, au bout du compte, que nous soyons Zambiens, Canadiens ou d’une autre nationalité, nous sommes tous des êtres humains. Tout comme les Canadiens, les Zambiens se soucient des personnes dont ils sont proches, rient lorsqu’on leur raconte des blagues amusantes, s’énervent dans les embouteillages, et cætera. Je ne sais pas s’il s’agit tant d’une « leçon apprise » pour moi que d’une chose à l’égard de laquelle j’ai développé une nouvelle compréhension. Ce n’est pas parce que nous, les Canadiens, sommes en moyenne plus éduqués et avons accès à plus de commodités que notre valeur est plus grande. Si nous pouvons aider à libérer le potentiel des Zambiens et des habitants d’autres nations en voie de développement, les possibilités de croissance et de développement sont infinies.


L’ensemble du personnel de Rent to Own, notamment les employés zambiens, canadiens, australiens, américains et néerlandais, a dégusté une part de gâteau et un peu de glace un vendredi après-midi.

Merci encore d’avoir lu ce billet! Si vous souhaitez en savoir plus, soumettre des questions ou échanger des idées, n’hésitez pas à communiquer avec moi à tout moment par téléphone, par courriel ou sur LinkedIn. Restez à l’écoute en suivant un webinaire offrant un récapitulatif des points culminants de Rent to Own et de mon expérience, obtenez également davantage d’information sur l’édition 2016 du programme de stage d’ISF. J’espère demeurer impliqué auprès d’ISF, maintenant que je suis de retour au Canada et fais ce qui est en mon pouvoir pour contribuer à la réalisation du plein potentiel du programme de stage d’ISF-WSP.

 

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