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Le Développement Durable

 
 

Les gouvernements et les entreprises font face à des changements significatifs en lien avec des mégatendances comme la croissance démographique, l'urbanisation, les changements climatiques et les contraintes en matière de ressources naturelles. Nous aidons nos clients à comprendre et agir sur ces questions afin qu'ils puissent prospérer dans ce monde en constante évolution.

 
 

Des rapports de développement durable en réponse aux attentes des investisseurs

juin 27, 2014
 

La publication de rapports sur le développement durable est de plus en plus répandue, et un nombre croissant de sociétés de gestion immobilière au monde publient volontairement de tels rapports ou y sont tenues par la loi. Les propriétaires, investisseurs, gestionnaires et locataires exigent également une pertinence, une crédibilité et une transparence accrues – une tendance qui s'est traduite par de nouvelles exigences quant au contenu et à la qualité des rapports de développement durable.

 

Faisant désormais partie intégrante des activités principales des organisations, la publication de rapports sur le développement durable est implantée partout dans le monde. Dans son enquête mondiale annuelle, KPMG indique que sur les 4 100 entreprises ayant pris part à l'enquête, 71% publient des rapports de développement durable, une hausse de 59% par rapport à la première enquête réalisée il y a 20 ans. En 2012, 93% des entreprises classées parmi les 250 premières mondiales selon la revue Fortune publiaient un rapport sur le développement durable.

Fondamentalement, il s'agit de la présentation d'information sur les stratégies, priorités, mesures et résultats d'une entreprise sur les plans économique, environnemental, social et de la gouvernance.  De tels rapports aident les entreprises à comprendre les risques auxquels ils sont exposés et les possibilités à saisir dans un monde qui évolue rapidement. Rédigés avec rigueur, ils permettent aux publics extérieurs (employés, consommateurs, communautés avoisinantes, gouvernements et investisseurs) de savoir comment une entreprise traite de ces questions.

À titre d'exemple, un risque social peut comprendre la possibilité que l'aménagement d'une mine par une société aurifère soit compromis en raison d'une poursuite par des membres de collectivités locales. Dans une telle situation, la société pourrait décider de mettre en œuvre des mesures de formation et d'emploi qui se sont avérées efficaces pour améliorer la vie des personnes vivant à proximité de sites miniers.

L'épuisement du réservoir aquifère où une société de production d'aliments et de boissons exerce ses activités peut constituer un risque environnemental.  Pour gérer ce problème, la société peut investir dans une technologie à haut rendement énergétique afin de diminuer sa consommation d'eau et former des partenariats locaux dans le but de reconstituer les ressources de l'aquifère et mieux les gérer.

Fondement

Ces dernières années, les investisseurs ont fortement incité les sociétés à publier des rapports sur le développement durable et exigent désormais, collectivement, de meilleures données.  CDP, autrefois appelée Carbon Disclosure Project, travaille avec les investisseurs institutionnels qui gèrent des actifs de plus de 92 milliards de dollars américains et réclame chaque année la déclaration de renseignements normalisés sur les changements climatiques, les ressources hydriques et les produits forestiers.

L'initiative des principes pour l'investissement responsable appuyée par les Nations unies est un autre réseau international d'investisseurs comptant plus de 1 200 membres qui gèrent des actifs de quelque 34 milliards de dollars américains. Ensemble, les membres concourent à l'application des six principes pour l'investissement responsable, y compris la prise en compte des questions environnementales, sociales et de gouvernance d’entreprise (ESG) lors du processus de décision en matière d'investissements, et demandent aux entités dans lesquelles ils investissent de publier des informations appropriées sur les questions ESG.

La réglementation a également contribué à la publication de rapports de développement durable.  Même si la publication de tels rapports se fait sur une base volontaire dans la plupart des pays, elle est de plus en plus exigée par la loi, notamment pour les sociétés cotées en bourse. Des chercheurs de l'Université Harvard sont arrivés à la conclusion que l'adoption de lois et de règlements en matière de développement durable améliore la gouvernance et la crédibilité de la direction, incite à agir de manière plus éthique et fait en sorte qu'il y a moins de trafic d'influence et de corruption.

Un rapport récent du Programme des Nations Unies pour l'environnement, de la Global Reporting Initiative (GRI), de KPMG et du Centre for Corporate Governance révèle qu'à l'échelle mondiale, les gouvernements avaient mis en œuvre 134 politiques obligatoires distinctes et 53 politiques volontaristes touchant divers aspects des rapports de développement durable.  Ces règlements favorisent la participation des entreprises. Ainsi, en France, au Danemark et en Afrique du Sud, la quasi-totalité des entreprises publie ce type de rapports. Les règlements aident également à assurer l'uniformité requise sur le plan du contenu, de la qualité et du délai de production des rapports à des fins de comparaison.

En outre, la production de rapports de développement durable de qualité est désormais un critère d'inscription de certaines des plus grandes places boursières, comme le Brésil, la Chine (y compris Hong Kong), la Malaisie et l'Afrique du Sud et une condition pour figurer dans les indices boursiers, tels que l'indice de durabilité Dow Jones, l'indice Carbon Disclosure Leadership Index, l'indice FTSE4Good, et au classement des sociétés les plus admirées au monde de la revue Fortune.

Normes d'information

Il existe de nombreuses lignes directrices et normes qui visent à aider les entreprises à présenter des informations pertinentes de manière normalisée, uniforme et cohérente d'année en année.  Les deux plus connues sont les lignes directrices de la Global Reporting Initiative (GRI) et le cadre de référence international sur le reporting intégré de l'International Integrated Reporting Council (IIRC). La dernière révision de ces documents remonte à l'an dernier.

La Global Reporting Initiative

On doit à la Global Reporting Initiative (GRI) les lignes directrices les plus utilisées à l'heure actuelle pour produire des rapports sur le développement durable. Les lignes directrices de la GRl définissent des principes concernant le contenu et la qualité des rapports de développement durable et les éléments d'informations à y inclure qui s'appliquent à toutes les organisations, quels que soient leurs taille, secteur d'activité ou emplacement.  Les lignes directrices fournissent un processus normalisé servant à déterminer les éléments d'information à présenter et la façon d'en rendre compte et de les faire vérifier.

La GRI a publié en mai 2013 la quatrième génération de ses lignes directrices pour le reporting développement durable, ou G4.  Voici les principales modifications apportées aux lignes directrices dans la version G4 :

  • intégration de nouveaux éléments d'information (contenu devant figurer dans un rapport);
  • importance accrue accordée à la pertinence (définition des questions réellement essentielles pour l’atteinte des objectifs de l’organisation);
  • davantage d'éléments d'information sur les impacts de la chaîne d'approvisionnement (décisions dont les répercussions se font ressentir au-delà de l'organisation);
  • nécessité de décrire le processus utilisé pour définir le périmètre de chaque aspect pertinent;
  • remplacement des trois niveaux d’application : A, B et C (ou six, si l'on tient compte des niveaux A+, B+ et C+) par deux niveaux simplifiés « en conformité » :  avec les critères essentiels et les critères exhaustifs, qui rendent compte de la portée des informations.

Les organisations qui préparent leur rapport selon les lignes directrices G3.1 pourront continuer de s'y conformer pendant une période maximale de deux cycles complets de présentation de rapport, avant d'adopter les nouvelles lignes directrices G4.  Toutefois, les rapports publiés après le 31 décembre 2015 devront être préparés conformément aux lignes directrices G4.

Cadre de référence international sur le rapport intégré

En décembre 2013, l'International Integrated Reporting Council (IIRC), une coalition internationale d'organismes de réglementation, d'investisseurs, d'entreprises et de comptables a publié le cadre de référence international portant sur le reporting intégré.

Le rapport intégré se veut une communication concise portant sur la manière dont la stratégie, la gouvernance, la performance et les perspectives de l'organisation conduisent, compte tenu de son environnement externe, à générer de la valeur à court, moyen et long terme. Il offre aux apporteurs de capital financier un portrait intégré des facteurs essentiels à la création de valeur actuelle et à venir d'une entreprise.

Tout comme les lignes directrices G4, la cadre porte sur la pertinence, la participation des parties prenantes, la stratégie, les résultats, la gouvernance, les risques et les possibilités. Cependant, contrairement aux rapports de développement durable actuels, le rapport intégré combine des informations financières et non financières selon six types de capitaux :  financier, produit, intellectuel, humain, social et relationnel, et finalement, naturel.

Il met l'accent sur la concision, les perspectives et la connectivité de l'information. Le cadre n'a pas été adopté à aussi grande échelle que les lignes directrices de la GRI, mais il est considéré comme la voie du futur.

Demande du marché

La publication d'information sur le développement durable est en pleine croissance et fait l'objet d'améliorations, car elle répond à un besoin réel du marché.  Les investisseurs reconnaissent que la valeur financière d'une entreprise est plus que jamais tributaire de sa planification en matière de développement durable et sa façon de gérer les risques et possibilités en la matière. Les rapports de développement durable fournissent des renseignements pertinents pouvant étayer les mesures prises par toutes les parties prenantes. La demande relative à des pratiques d'une telle transparence est appelée à croître.

Modèles à suivre dans le secteur immobilier

La question du développement durable s'immisce dans le secteur immobilier quand les entrepreneurs sont appelés à construire des bâtiments qui répondent aux critères de certification (LEED et BOMA BESt) et sont éconergétiques. Plus récemment, des gestionnaires et des propriétaires de premier plan ont mis en œuvre des politiques, regroupé des données, établi des objectifs et produit des rapports à l'échelle du portefeuille. Voici certaines sociétés du secteur immobilier canadien qui sont des chefs de file en matière de rapports de développement durable.

Bentall Kennedy

Depuis la publication de son premier rapport de développement durable en 2009, Bentall Kennedy se sert année après année des lignes directrices de la GRI pour rédiger les rapports. En 2011, la société a adopté la nouvelle version des lignes directrices G3 de la GRI, soit G3.1. Elle déclare chaque année une conformité au niveau d'application B.

Ivanhoé Cambridge

Par la réalisation d'une évaluation de l’importance relative, les entreprises sont en mesure d'établir les aspects qu'ils doivent aborder dans le rapport. Pour faire participer les parties prenantes au processus de détermination des principaux enjeux de développement durable, Ivanhoé Cambridge a organisé trois ateliers (à Montréal, Toronto et Vancouver). Ces ateliers regroupaient des locataires, des détaillants, des fournisseurs, des universitaires, des représentants d’organismes sans but lucratif, des employés et le représentant d'un actionnaire.

First Capital Realty

Pour faire part de ses résultats sur le plan du développement durable, First Capital Realty a publié quatre rapports annuels à ce sujet de 2009 à 2012. En 2010, First Capital est la toute première société immobilière à présenter un rapport conforme aux lignes directrices GRI 3.1 attesté par une firme de vérification externe. Les rapports de First Capital Realty ont tous été rédigés conformément au niveau d'application B+ de la GRI.

HOOPP et Cadillac Fairview

On peut perdre le fil dans un rapport de 200 pages. HOOPP (2012) et Cadillac Fairview (2013) ont toutes deux publié des rapports sommaires qui présentent les éléments clés de leurs stratégies de développement durable et les progrès réalisés à cet égard, dans un format facile à consulter.

Oxford Properties

En 2013, Oxford Properties a lancé un microsite convivial complémentaire à un rapport sommaire de ses résultats en matière de développement durable. La présentation visuelle et l'interface intuitive offrent une expérience de lecture agréable.

 

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