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Le Développement Durable

 
 

Les gouvernements et les entreprises font face à des changements significatifs en lien avec des mégatendances comme la croissance démographique, l'urbanisation, les changements climatiques et les contraintes en matière de ressources naturelles. Nous aidons nos clients à comprendre et agir sur ces questions afin qu'ils puissent prospérer dans ce monde en constante évolution.

 
 

Les grandes tendances de 2014 en matière de développement durable

décembre 15, 2014
 

Alors que l’année 2014 se termine, nous revenons sur quelques-unes des percées et des histoires les plus importantes de l’année en matière de développement durable. Le volume considérable de nouvelles liées au développement durable peut être accablant, et il est souvent difficile de distinguer ce qui est vraiment important de ce qu’on peut considérer comme du « bruit ». Le présent texte résume les plus grandes et les plus importantes tendances des 12 derniers mois.

 

1. Les obligations vertes gagnent en popularité

Les obligations vertes, lancées par la Banque mondiale en 2008, sont utilisées en vue de mobiliser des fonds pour des projets qui comportent des avantages environnementaux précis.

À l’échelle mondiale, des obligations vertes d’une valeur supérieure à 32 milliards de dollars américains ont été émises en 2014, soit près du triple des chiffres de 2013. Certaines banques prévoient que les obligations vertes représenteront de 10 % à 15 % du marché des obligations de sociétés d’ici 2020. L’Ontario a lancé avec succès son programme d’obligations vertes par une émission d’obligations de l’ordre de 500 millions de dollars, devenant ainsi la toute première province au Canada à mettre en circulation ce type d’obligations. Au départ, le gouvernement de l’Ontario visait à offrir les obligations aux investisseurs institutionnels, mais il cherche maintenant à les offrir également aux particuliers. Les produits contribueront à financer des projets de transport en commun et d’autres projets d’infrastructures écologiques comme la ligne de transport léger sur rail (TLR) Eglinton Crosstown de Toronto.

Les obligations vertes ont également été utilisées pour financer d’autres projets d’infrastructures publiques canadiennes, dont deux hôpitaux sur l’île de Vancouver. Le gouvernement de la Colombie-Britannique a établi les critères techniques d’admissibilité, qui comprennent la certification LEED Or et des objectifs en matière de réduction de la consommation d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre. Les projets doivent aussi respecter les principes mondiaux relatifs aux obligations vertes.

Des sociétés fermées ont également émis des obligations vertes cette année. Unilever, la deuxième entreprise de produits de consommation à l’échelle mondiale, a émis des obligations d’une valeur de 415 millions de dollars destinées à réduire les déchets, l’utilisation de l’eau et les émissions de gaz à effet de serre. Toyota amasse 1,75 milliard de dollars pour contribuer au financement des prêts automobiles pour des voitures hybrides et électriques. La National Australia Bank a récemment lancé la première obligation australienne associée aux changements climatiques dans le marché local avec une émission d’une valeur de 150 millions de dollars.

2. Les portefeuilles font lobjet dune analyse comparative

Parmi les investisseurs institutionnels, la comparaison du rendement en matière de développement durable à l’échelle des portefeuilles est de plus en plus acceptée. Ce fait se confirme par le niveau de participation au GRESB, la norme la plus répandue parmi les investisseurs institutionnels pour mesurer et comparer le rendement environnemental, social et de gouvernance (ESG) en matière de développement durable de leurs portefeuilles immobiliers. En 2014, 637 entreprises et fonds ont été classés à l’aide du sondage GRESB, comparativement à 543 en 2013 et à 443 en 2012. Le sondage de 2014 a également fait ressortir un certain nombre d’améliorations en ce qui concerne la gestion et le rendement de l’immobilier en matière de développement durable parmi les sujets interrogés. Par exemple, 84 % divulguent désormais leur rendement en matière de développement durable, et plus de 40 % ajoutent des exigences portant précisément sur le développement durable dans leurs contrats-types de location.

3. Le virage vert de la chaîne dapprovisionnement

Pour la majorité des entreprises, des activités comme le suivi du rendement, l’établissement d’objectifs et la production de rapports sur le développement durable sont devenues pratique courante. Toutefois, la plupart de ces activités mettent l’accent sur l’exploitation à l’interne. Récemment, bon nombre d’entreprises ont montré qu’elles s’intéressaient davantage à l’amélioration de leur rendement en matière de développement durable de la chaîne d’approvisionnement, de leurs activités en amont et de leurs fournisseurs de services.

Wal-Mart, par exemple, a lancé une nouvelle initiative pour améliorer le développement durable du secteur le plus important de l’entreprise, soit l’alimentation. En collaborant avec divers partenaires, Wal-Mart souhaite réduire les répercussions que ses produits alimentaires ont sur l’environnement, et les divulguer ouvertement aux clients. L’entreprise a également commandité un programme qui met les agriculteurs au défi de réduire leurs émissions et leur utilisation de fertilisants, et qui récompense les réussites. En tant que chaîne de supermarché la plus importante aux États-Unis, Wal-Mart exerce une grande influence, non seulement parmi ses fournisseurs, mais également dans l’ensemble du secteur de la vente au détail.

La chaîne Whole Foods a également lancé un programme de classement et d’étiquetage des produits qui vise à informer davantage les clients sur l’utilisation de pesticides et d’eau, la gestion des déchets et le traitement des travailleurs agricoles. L’entreprise classera les produits des fournisseurs qui choisissent de participer au programme sous les catégories « good » (bon), « better » (mieux) ou « best » (meilleur).

4. Les produits et les matériaux de construction obtiennent des étiquettes « nutritionnelles »

L’année 2014 a vu une maturation du marché qui exige une plus grande transparence et une meilleure information du public en ce qui concerne les ingrédients importants compris dans les produits de consommation et de construction. Ce phénomène est dû en partie à la sortie de LEED v4, la nouvelle version du système d’évaluation des bâtiments écologiques du US Green Building Council. Le système LEED v4 a introduit plusieurs nouveaux concepts et des changements importants à la façon dont les impacts environnementaux des matériaux de construction peuvent être mesurés. Dans le but d’encourager une meilleure transparence, LEED v4 récompense les projets qui utilisent des produits dont l’ensemble des répercussions environnementales et des ingrédients sont divulgués dans une Déclaration environnementale de produit.

Bien que les avantages d’une économie des matériaux entièrement transparente ne se soient pas encore concrétisés, la transparence gagnera certainement en importance en conjonction avec la hausse de l’adoption du système d’évaluation LEED v4.

 

Contact:

Mark Bessoudo
Mark Bessoudo Analyst
+1 416 644-1252, 348